26.10.2009
D'un week-end l'autre
Comme il est probablement évident par la fréquence des nouvelles sur ce blog, il m'est difficile en ce moment de me convaincre de poster quelques mots. Je passe des heures devant l'écran chaque jour et quand j'ai le moindre choix, je n'ai qu'une envie: en fuir.
Ce qui j'y fais? Eh bien puisqu'il est de plus en plus clair que je ne trouverais pas de boulot immédiatement ici, je travaille à mettre en place une petite affaire de traduction (pour l'instant, je fais surtout du volontariat, je prépare mon site web, je cherche à entrer en contact avec d'autres traducteurs...). Quand j'en ai fini, je fais le tour des sites littéraires, j'en lis un maximum, et parfois je tape quelques notes sur mes propres lectures. J'écris ma correspondance. Je fais mes recherches sur les programmes d'études supérieures ici, et les financements qui vont avec. J'ai même récemment vendu de petits textes à Barnes & Noble pour leur mini-site de lancement de leur eReader, le Nook (deux devraient être publiés la semaine prochaine ici). Bref, beaucoup trop de temps devant l'ordinateur.
C'est dire si j'ai apprécié, la semaine dernière, une escapade de deux jours au Kentucky avec Chris et un couple d'amis pour aller voir courir les chevaux, visiter des distilleries, et se balader un peu dans la campagne valonnée. Chris a quelques photos sur flickr. J'en ai pour ma part pris cinq au total, en une heure, puis je n'ai plus touché à l'appareil. Je crois que je fais une allergie au numérique!
Et maintenant, si vous le permettez, je crois que je vais aller me perdre dans un bon livre!
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22.09.2009
Yeeeee-ha!
Bon juste pour dire à ceux qui ne me suivent pas sur mes 300 autres moyens de communication sur Internet (mais qui lisent quand même ce blog) (Axelle, peut-être?) (Sinon manifestez-vous!)
Je rentre en licence de lettres modernes! Par correspondance avec Paris 3.
Avec la validation d'acquis c'est L3 direct, avec quelques UE de L2 (langue médiévale et culture antique) à revalider. Bon, je m'aperçois que dans l'ensemble, les UE les plus funky (funkies au féminin pluriel?) (genre histoire des courants littéraires, etc.) semblent être majoritairement parmi celles qui sont validées d'office, donc je vais principalement me trouver à reprendre le latin et à étudier Proust (ce qui est bien, mais me semble un peu court jeune homme pour avoir une culture gé littérature, m'enfin qu'en sais-je, moi petite nouvelle insignifiante, vermisseau humble et reconnaissant?).
Bref, me revoila étudiante pour un an. Mon boulot idéal!
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PS: oui, c'est FUNKY l'histoire des courants littéraires. Enfin c'est le genre de choses que j'espérais le plus apprendre. D'ailleurs s'il me reste un peu de temps libre, je pense que j'irais lire les poly des autres années, auxquels j'ai apparemment accès via Télé-3, la plate-forme d'enseignement à distance de la fac.
PPS: j'ai été un peu mortifiée de m'apercevoir, en lisant la notice explicative pour remplir mon dossier d'inscription, que d'après la fac française, je suis "hors d'âge": en effet, il y a deux choix dans les options de sécu sociale, 1) vous avez moins de 28 ans, et 2) vous avez entre 28 et 30 ans. Non mais screugneugneu!
00:24 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.09.2009
Errances
Je me ballade en ce moment, et je suis pas mal balladée aussi! D'ailleurs c'est bien simple, la vie chez Chris et Charlotte ressemble à une mauvaise série AB Productions -- pleine de rebondissements qui ne changent pas grand chose au final, mais qui occupent l'esprit. Une p'tite liste?
- * Nouveaux voisins: les étudiants super-piercés-tatoués-gentils qui occupaient l'autre moitié de notre maison viennent de déménager, et sont remplacés par un petit couple tout aussi sympa et intéressant: elle (Millie) est extravertie au possible, connaît déjà les trois quarts du voisinage (à qui Chris et moi avons à peine parlé en deux mois), est dynamique et plaisante; lui (Greg) est taciturne, semble paniqué quand on essaie de lui parler (histoire vraie: quand nous sommes allé leur porter des bières de bienvenue, il nous a ouvert, a bafouillé "une minute", nous a fermé la porte au nez, est allé chercher Millie et s'est tenu deux pas derrière à compter les feuilles pendant qu'elle nous faisait la conversation). Ils ont un gros chien, Chris est ravi (un chien!) et moi aussi (un chien pas à nous!)
- * Travail: je suis toujours en attente de la décision de Grosse Boite Pharma, et toujours rien d'autre ne se produit. Je crois que s'ils me disent non, je vais tâcher d'aller trouver un boulot de vendeuse, car j'en ai marre de rester à la maison! Mais...
- * ... Administration: ma carte verte est perdue. Oui. Par la poste, cette fois. Et l'administration me dit "comme c'est pas de notre faute, il va falloir que vous nous donniez $500 pour qu'on la refasse". Bien voyons, ça tombe bien, je roule justement sur l'or.
Et pendant ce temps-là: 1) je ne peux plus apprendre à conduire (mon permis temporaire est périmé, et le permanent est encore "en cours de traitement", parce que dans l'Indiana, ils vérifient le statut d'immigrant pour les permis... et comme nous l'avons vu plus haut, les services d'immigrations ne sont pas ce qu'il y a de plus efficace), et 2) je ne veux pas faire refaire mes papiers français sans avoir régularisé ma situation, ce qui me laisse sans papiers valables pour voyager en dehors des USA.
C'est toujours Kafka, quoi.
Chris et moi sommes néanmoins toujours fermement décidés à venir passer les fêtes de Noël en France. - * La belle-famille est en cours d'implosion/ explosion/ autres péripéties, mais ce n'est pas l'endroit...
Enfin ce week-end on s'est changé les idées en allant à Syracuse chez les parents de Chris. Nous en avons profité pour assister à la State Fair de l'état de New York (une sorte de compromis entre la Foire du Trône et le Salon de l'Agriculture - je n'ai pas photographié les animaux, je ne sais pas pourquoi, il y avait d'adorables petites chèvres). Pour la première fois de ma vie, je suis montée sur la grande roue, j'ai visité "la maison hantée" et j'ai joué à des attrape-couillons où je n'ai rien gagné.
C'était bien.
J'ai aussi assisté au "Demolition Derby" (des courses automobiles où de vieilles voitures en piteux état se rentrent joyeusement dedans, la dernière qui roule a gagné). C'est plein de "hicks" (bouseux), c'est beaucoup plus amusant que ça n'en a l'air, et je me suis enfilé un plein sachet de barbapapa (équivalent à trois barbapapa je dirais?) pendant.
C'était bien bien bien.
Maintenant retour à la réalité. Je me suis lancée dans du bénévolat (traduction, relecture...), et je continue à lire des classiques. Là je suis en pleine Iliade, et je suis stupéfaite: mais... C'est prenant! Un peu sanglant, certes, mais poétique, plein d'action, avec de vrais personnages... Moi qui m'attendais à un vieux machin rigide et poussiéreux, quelle bonne surprise!
Allez, je vous laisse. Comme d'hab', plus de photos sont disponibles sur mon flickr et sur celui de Chris!
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12.08.2009
Concerts
Un week-end et un début de semaine bien occupés!
Les festivités ont débuté vendredi soir avec un concert pour lequel j'avais pris des places juste avant de quitter Brooklyn, histoire d'avoir une sortie prévue: le Sinful Attraction Tour de Tori Amos. Concert placé, places assises, dans le théatre du Murat Temple - un temple maçonnique qui accueille de nombreux événements de ce type. L'extérieur est flamboyant d'orientalisme, totalement déplacé à Indy, et en un mot comme en cent: merveilleux. L'intérieur est un peu plus banal, mais garde un soupçon d'exotisme bienvenu. Quand au concert, ce fut une déception, pour être franche: le talent de Tori Amos n'est pas en compte (bien au contraire, je suis plus convaincue que jamais de sa virtuosité), mais public mal élevé et mise en scène ratée (visuellement atroce, avec un mix son franchement mal équilibré) = mieux vaut rester chez soi à écouter le disque!
Le lendemain re-belote chez Murat, mais pour The Decemberists et dans une autre salle, l'Egyptian room - un remix entre un bar des années 20, un temple d'Isis et une salle de palais des congrès. Le verdict: une soirée franchement fantastique. Chris, qui approche toujours ma musique avec une certaine circonspection, en est revenu enthousiasmé par la virtuosité des musiciens et la complexité des mélodies; j'ai adoré leur côté "raconteur", leur humour et leur passion; nous sommes tombé d'accord sur le charme et l'énergie. De l'accordéon à la viole, en plus des guitares-basses-batteries, tous les instruments possibles et imaginables y sont passé sans aucune lourdeur. Heu-reu-se: c'est pour des moments comme ça que j'aime tant aller en concert.
Et finalement hier: Jimmy Buffett. Vous ne connaissez pas? C'est normal, c'est comme le Cheez-It (le fromage en spray) ou les Cheerleaders, pas franchement exportable. Jimmy chante le surf, les vacances, les filles, les îles et l'alcool depuis plus de 40 ans, le tout sur un ton rock-and-roll coincé dans les années 60-70. Ça ne paraît pas prometteur? Bon, j'avoue, à moi non plus, mais il y a le phénomène Buffett: des dizaines (centaines?) de milliers de fans, les Parrotheads (= tête de perroquet) pour qui chacun de ses concerts est une fête tropicale débridée et bon enfant. 40 000 personnes (au bas mot) était au concert hier soir, 90% costumés "vacances" et "Hawaï", une bonne partie d'entre eux arrivés des heures à l'avance pour "tailgater" (faire la fête sur le parking, avec des glacières pleines de bières, sodas etc. dans le coffre des voitures). Pendant tout le concert, des ballons de plages font le tour de la foule, tout le monde danse, parle avec tout le monde, et rivalise de ballons gonflables sur le thème du jour. Je vais avouer que je m'en suis fatiguée avant la fin (nous étions invités par des amis d'amis: barbecue de 15h à 16h30 chez eux, une demi-heure de transport dans une limo "Hummer" avec 17 personnes, karaoke et minibar, tailgate de 17h à 20h, concert de 20h à 23h... Plus moi dans un stade avec 40 000 personnes = je me sens un peu oppressée, les gars), d'autant qu'autant les plus de 30 ans présents répondent au cliché des Parrotheads (cools, amicaux, hippys sur les bords, sens de l'humour), autant la foule (conséquente) des moins de 20 ans était surtout là pour la bière. Contente d'avoir vécu ça une fois, mais je ne suis pas sûre d'être prête à en faire une tradition annuelle comme nos amis!
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04.08.2009
Les cheveux dans le vent
Ça y est! J'ai fait mes premières 15 minutes de conduite avec Chris, dans un parking désert, et je suis fière d'annoncer que je n'ai renversé aucune poubelle, n'ai conduit la voiture dans aucune ornière, ni ne l'ai embourbée dans le champ voisin.
Pour les cheveux dans le vent, par contre, on va dire que c'est une légère exagération, parce qu'à 10 mph (16 km/h pour les métristes), même toutes fenêtres (et toit) ouverts, ce n'est pas gagné.
Entretien avec une boite d'intérim ce matin... Si la paie n'est pas trop ridicule, ça m'irait bien, l'intérim, pour cette année. Et puis les "vrais" boulots ne se précipitent pas pour m'embaucher, je ne sais pas si c'est la crise ou s'ils sentent que quelque chose cloche, que je suis ici pour ne pas rester... C'est une sensation étrange, de simultanément préparer des entretiens et mon dossier d'entrée en fac américaine pour 2010. D'ailleurs je suis amusée de la différence de calendrier entre la France et les US: pour la licence de lettres (France - année scolaire 09-10), je passe en commission de validation d'acquis début septembre; pour le mastère de litérature comparée, je dois présenter mon dossier complet (avec lettres de recommandations, examens de niveau, TOEFL, etc.), je dois présenter mon dossier début décembre 09 pour la rentrée 2010!
Allez, en route pour l'entretien. A bientôt!
17:06 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.07.2009
La vie lente
Je voulais vous présenter les voisins, mais la plupart sont d'une grande modestie, les présentations se feront au fur et à mesure que je parviendrais à vaincre leur timidité... Voici néanmoins Philémon, le "chipmunk" (mon dico me dit tamia) du jardin, enfin plutôt la moitié d'une paire de tamias. Baucis devait être à la maison en train de préparer un ragoût de racines, je ne sais pas... Ils ne sont pas extrèmement craintifs, Chris et moi les apercevons souvent, et si cela signifie qu'ils ne sont tant un vieux couple fidèle qu'une famille avec 243 enfants impossibles à distinguer les uns des autres, je m'en fiche... J'aime bien l'histoire de Baucis et Philémon, ça me fait plaisir de les héberger dans le jardin.
(et oui, vous devrez probablement cliquer sur l'image pour avoir une chance de voir que ce soit, mais en ce moment je suis d'humeur verte, donc pas question de recadrer la photo, sans compter que nous perdrions les indispensables fleurs bleues, symbole apparemment de mon inspiration du jour).
On pensait avoir totalement fini de s'installer et de s'organiser quand notre nouvelle voiture (achetée d'occase il y a deux semaines) a commencé à faire des bruits bizarres. Chris l'a ammenée ce matin au garage... Diagnostic: elle a été dans une collision, tout l'arrière a été réparé en apparence mais est complètement tordu en fait, ce qui explique les bruits (l'échappement cogne contre le corps de la voiture) et tout un tas d'autres malheurs pas encore apparents (axes des roues faussé, fuite du liquide de transmission, émissions polluantes incontrôlées, etc.). Les coûts de réparation sont prohibitifs, mais nous ne sommes pas sûrs d'être protégés par les lois de l'Indiana... Les finances n'en demandaient pas tant.
Enfin plaie d'argent... Sinon ça va. Je lis un max de classiques, ne craquant que très occasionnellement pour des bêtises avec des fées et tout ça. Il faut dire que l'humeur est magique ici. Chris a finalement rattrapé son retard Potterien ce week-end, on a regardé les films 4 et 5 samedi pour aller voir le 6 au cinéma dimanche. Autant dire qu'il y a eu pas mal de larmes dans notre chaumière (que moi, bien sûr, avec mon pauvre coeur de midinette), et aussi dans les moments très Soap Opera/ Beverly Hills de la dernière livraison. Ça nettoie les yeux, c'est la seule raison de mon abandon. Ah, et ils ont des cinémas avec bar, ici! Tu prends ta bière (ou ton cocktail) à l'entrée et tu sirotes pendant le film. On s'est senti obligé d'essayer, pour la nouveauté.
Je passe des entretiens pour aller bosser dans une compagnie pharmaceutique... Ça ne me fait pas rêver, mais au moins c'est un vrai boulot avec un vrai salaire! La piste que j'avais continue à me laisser perplexe, le manager que je dois rencontrer est en voyage d'affaires et ne pourra pas me rencontrer avant début août. Ils ne sont pas pressés ces gens là!
Tiens et pour conclure, une photo ridicule de moi me préparant à manger du crabe chez Joe's... Oui c'est une chaîne, mais ils font aussi bien le crabe que moi, et en plus ils ont de superbes enseignes lumineuses genre googie (le rétro-futurisme des années 50... Comme la Seattle Space Needle, par exemple). Tiens, j'aurais peut-être pu prendre ça en photo, plutôt que de laisser Chris me tirer le portrait?
21:26 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01.07.2009
Des images (impressions et couleurs)
Bye, bye New York... Notre quotidien est en cartons paumés entre la côte Est et le Heartland, pas encore réinventé dans la maison pleine de possibilités et de pas grand chose d'autre. Après la violence centrifuge du voyage, les chats commencent à reposer pattes sur plancher: Baron émerge de plus en plus souvent de sa cachette sous la cuve du chauffe-eau au sous-sol; Carbomb perd sa personalité temporaire de pot-de-colle surexcité. Chris s'est remis au boulot, ses moniteurs jumeaux en équilibre sur la table d'appoint, $30 chez Target, qui lui sert de bureau en attendant de trouver mieux. Moi, veinarde, je passe mes journées à m'émerveiller d'avoir du vert à la fenêtre et à me demander où passe le temps.
Le voyage a été plus compliqué que prévu... Comme tous les déménagements, non? Bref, de complication en complication, le départ prévu entre midi et deux a fini par se produire à 17h00 passées, avec un GPS en stade terminal (autonomie d'une heure environ, juste le temps de sortir de Manhattan au milieu de l'exode vers les plages du week-end...). Ça nous a donné un beau soleil couchant dans lequel foncer, comme Lucky Luke. Première partie du voyage magique, des mongolfières partout dans la partie verdoyante du New Jersey, vers luisants dans la chaleur du soir, et même des feux d'artifice en Pennsylvanie la bien-nommée, collines et forêts de légende. Nous avons continué à rouler dans le soir jusqu'à minuit, où nous avons cherché un endroit où s'arrêter pour la nuit. Pas facile avec deux chats... Comme dans un conte gothique, nous nous sommes perdus sur Twilight Hollow Road (authentique), un chemin pas éclairé bordé d'un cimetière, d'une boucherie industrielle et autre parking à l'abandon, avant de finalement trouver un motel où prendre quelques heures de repos.
Le lendemain, traversée de l'Ohio et de l'Indiana, les états plats plats plats... Pas grand chose à noter sinon les verts de plus en plus crus, les fleurs, les graminées. Arrivée en début d'après-midi, accueillis par notre propriétaire qui était passée rempoter les jardinières à nos fenêtres et papoter avec la voisine, sa grande copine. Elle nous a laissé des friandises en tout genre dans le frigo, avec des bouteilles d'eau (même une Perrier!) et des jouets pour les chats, histoire de nous souhaiter la bienvenue, le voisin nous a déposé un assortiment de bonnes bières... Ici l'hospitalité c'est sacré et ça se sent. C'est vraiment un Nouveau Monde!
Depuis on s'installe lentement... Je continue sur une drôle de tendance commencée à New York juste avant de partir, une envie de revisiter des choses de l'enfance. Je ne veux pas appeler ça de la nostalgie, je n'ai pas de romantisme de l'enfance ou de l'adolescence, mais c'est quoi cette nouvelle tentation d'aller regarder des clips de Cat's Eyes sur YouTube, ou de ré-écouter Michel Berger ou Goldman (que vous aurez peut-être reconnu dans le titre)?
(Plus de photos du voyage ici)
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23.06.2009
Just fine
Les bagages avancent, les formalités aussi, nous sommes même plus ou moins dans les temps prévus… Ah oui, car il y a de la gestion de projet pour ce déménagement – trois mois de chômage, et je ne tenais plus sans rétro-planning et debriefs réguliers!
Nous ça va, pas trop de stress, en revanche les chats nous chargent de transmettre que leurs maîtres sont complètement tarés de tout ranger comme ça, ils n'y comprennent plus rien.
J'ai hâte d'y être, maintenant que la décision est prise. Hâte d'avoir un coin de ciboulette dans le jardin, hâte d'aller cueillir des cerises dans une ferme ouverte au public, hâte de déballer tout mon barda et d'aller au concert de Tori Amos début juillet.
Par contre, niveau "apprendre à conduire", sans surprise, je ne suis pas du tout pressée!
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19.06.2009
Le grand cri du soir
Aaaaaaaah!
Ça fait du bien...
Je vis dans les cartons, j'ai commencé à me botter les fesses (séances quotidiennes de préparation aux tests d'entrée en programme de doctorat, idem pour l'écriture, idem pour la lecture de livres un peu plus difficiles que les multiples Stephen King de l'année passée), j'ai pris PLUS DE CINQ KILOS VENUS DE NULLE PART depuis que je suis rentrée de France (et ça ne va pas s'arranger avec tous les restaus de Brooklyn auxquels Chris et moi voulons dire au-revoir), les chats font la tête, c'est la fête des emails en retard, Chris prépare des cocktails...
... tout va bien, mais l'oeuf est plein, merci bien!
06:06 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2009
Indy -- premières impressions
Juste un petit mot en fin de week-end à Indianapolis... Chris et moi avons passé le week-end avec nos amis Gabe et Brett à explorer la ville et visiter différentes maisons à louer... Oui, j'ai bien dit MAISON!
Après un "saut de puce" de New-York à Indianapolis vendredi soir, dans un tout petit avion miraculeusement stable malgré les rideaux de pluie qui s'abattaient sur la majorité du parcours (ou peut-être devons nous attribuer ce calme à la même cause que l'impression qu'un voyage de plus de deux heures avait duré à peine plus de 15 minutes, à savoir un bon bouquin), nous nous sommes dirigés vers le centre-ville pour une nuit à l'hôtel. La première impression, donnée par l'aéroport, l'hôtel et ses environs (que nous avons explorés ce soir-là) était à peu près conforme à ce que j'attendais: une ville très propre, presque trop, moderne et sans grande quantité d'âme, servie principalement par des restaurants génériques (juste le niveau au-dessus de Mc Do et Wendy), avec ces grands monuments faussement grecs dont les pères fondateurs du coin semblent avoir été passionément épris. Peu d'animation passé 23h00, les troupes qui sortaient de concerts ne semblant pas s'attarder. En un mot comme en cent, une ville moyenne américaine typique, propre, confortable et ennuyeuse.
Le samedi fut un peu plus excitant: après avoir visité trois maisons dans le quartier recommandé par nos amis, Broad Ripple, nous avons passé un peu de temps dans les environs. Deux des maisons ne nous convenaient pas, la troisième restant une possibilité mais un peu trop isolée à notre goût. En revanche le voisinage nous a séduit avec son mélange de petits magasins indépendants, de bars et de restaurants. Les hippies semblent voisiner joyeusement avec les jeunes familles et les étudiants. Le centre du voisinage est très commerçant, avec très peu d'appartements, puis en anneaux se succédent un quartier résidentiel de banlieue américaine, composé de maisons individuelles avec jardinets bien entretenus et "driveways" (un peu plus charmant néanmoins que les versions texanes que j'en ai vu, car les maisons sont de styles très variés), puis au nord un quartier résidentiel plus diffus, avec de grands jardins, des parcs, de la forêt et le "Monon Trail", une voie construite sur l'ancien chemin de fer, et sur laquelle les résidents s'adonnent à toutes sortes d'activités incongrues (course, bicyclette, etc.); au sud la ceinture industrielle mal en point avec ses garages pourris et ses boutiques de tatoueurs.
Nous avons donc concentré nos efforts sur Broad Ripple, marchant à travers les quartiers pourtant chouettes ravagés de panneaux "à vendre" (on imagine les causes) et "à louer" (quartier étudiant qui donc se vide en été). Ainsi nous avons trouvé une petite maison que je m'obstine à avoir envie d'appeler une maisonnette tant je l'ai trouvée charmante: relativement compacte, elle a plein de détails chaleureux et un peu désuets, est cachée de la rue par trois larges pins et entourée d'un jardinet (je recommence) tarabiscoté avec un garage qui ressemble à une grange, un patio dallé pour les déjeuners d'été, un kiosque où s'abriter avec un bouquin... Le rez-de-chaussée est complètement ouvert, avec une petite entrée en bois, un long salon et une cuisine donnant sur le jardin; à l'étage, la salle de bain et deux chambres, dont une servira de bureau. Il y a une grande cave bien isolée qui sert de buanderie, de remise, et qui pour nous contiendra les litières des chats; la propriétaire, une hippie qui fait pousser des tomates et du basilic dans un jardin communal de l'autre côté de la rue, nous assure que ses chats à elle adoraient cette pièce, les fenêtres étant à la hauteur idéale pour observer les écureuils et les oiseaux.
Bucolique, non?
(Chris devrait mettre des photos en ligne sur flickr ce soir pour les curieux!)
03:28 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

