16.11.2007
Mid-point
25 186 mots.
Et pour la première fois ce soir, ça a été facile de les aligner. Je commence à laisser prise, à ne plus me mordre les doigts à chaque fois que j'utilise un cliché ou que je recours à une répétition.
Je n'ai plus aucun souci en ce qui concerne la cohérence interne du récit. Mon récit introspectif est devenu un roman d'aventure, puis une quête fantastique avec des éléments de fantasy.
On s'en fout. On est à la moitié du défi, et pour la première fois, je suis au nombre de mots que je suis censée avoir pour finir mes 50 000 mots à la fin du mois.
C'est pas encore gagné, mais je suis déjà sacrément fière. Ça fait quinze jours que j'y dédie mes soirées, alors je peux me permettre, non?
Voila, c'étaient mes deux minutes d'auto-satisfaction nocturne (ooooh! pas de sous-entendus grivois!). Je vous aime tous! Bonne nuit!
05:36 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.11.2007
Eté Indien
Ce matin, j'ai eu la chance d'aller travailler à Tarrytown, NY. Tarrytown n'est pas une ville exceptionnelle (du moins, pas que je sache), mais le trajet est merveilleux: 30 minutes dans un train express, avec l'Hudson par la fenêtre, si près qu'on croirait que le train roule sur l'eau, et sur la rive opposée, les feuillages rouges et jaunes de l'été indien qui est en train de nous crever entre les doigts (de pneumonie, vu le froid).
Du coup, comme j'étais encore dans les vapes poétiques, quand le chauffeur de taxi m'a annoncé qu'ici, c'était le pays de Dieu, je n'ai pas percuté tout de suite sur ce qui était en train de se passer, et j'ai entamé une conversation sur la beauté de la nature américaine à l'automne... Et je lui ai raconté la vieille blague allemande selon laquelle la France est le pays préféré de Dieu, mais pour que du coup il ne donne pas toutes ses bénédictions dans le même panier, il a rajouté les Français pour faire une moyenne de désagrément.
En parlant de désagrément, le chauffeur s'est donc chargé de m'informer que dites donc, j'aimais bien beaucoup les Allemands pour quelqu'un qui parlerait le Teuton sans nos preux cow-boys (les croisés de Dieu, donc?), et que vraiment j'étais bien une française à la mémoire courte, et que lui n'avait pas oublié qui étaient les vrais amis de l'Amérique -- mais qu'il ne me dirait le fond de sa pensée qu'après le pourboire, pas folle la guêpe.
Du coup comme j'avais pas des masses envie de savoir, j'ai oublié le pourboire en même temps que mon éternelle reconnaissance.
Les autres nouvelles?
- Chris est une superstar en Russie: un de ces sites, Faces of the City, a été cité sur DEUX blogs russes cette semaine, et a gagné 12 cents en un mois... Champagne!
- Chris est une superstar #2: apparemment, mon ex-boss, avec qui nous avons dîné la semaine dernière, raconte à qui veut l'entendre qu'il est super-beau... Je savais bien que cette femme avait du goût!
- Chris est une superstar #3: c'est la vraie nouvelle du jour, en bonus pour ceux qui
lisent les posts jusqu'à la fin... Chris a été accepté pour publication dans GUD, un magazine hybride online/ en vrai, avec une histoire de zombies (qui donc, forcément, décape!)... Et ce soir, il a reçu son premier chèque d'auteur! A nous la gloire, les putes et la cocaïne! (ben oui, nous, pourquoi?). En attendant, nous avons fêté ça avec des bulles roses, bien sûr. Et aussi en s'offrant finalement les bols Tim Burtonesques sur lesquels je rêve depuis un mois... Quand je vous dis que j'ai des goûts simples! - Je ne suis pas une superstar: ce soir, ce n'est pas héroïque pour avancer sur mon roman... Mais à force de me battre, je crois que je vais arriver à aligner les mots nécessaires. Et oui, maintenant, j'ai le culot d'appeler ça un roman, même si je n'ai pas encore le courage d'en publier des extraits.
Bonne nuit!
05:20 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
31.10.2007
Ca, c'est fait
"Tell everyone you know that you're writing a novel in November. This will pay big dividends in Week Two, when the only thing keeping you from quitting is the fear of looking pathetic in front of all the people who've had to hear about your novel for the past month. Seriously. Email them now about your awesome new book. The looming specter of personal humiliation is a very reliable muse."
Donc, en Novembre, je vais m'essayer au National Novel Writing Month -- le but est d'écrire 50 000 mots en un mois... Bien sûr, avec ce rythme de production, personne ne s'attend à écrire un bon roman, juste un truc assez pesant pour pouvoir ensuite fièrement annoncer qu'on est écrivain. Je suis absolument terrifiée, je n'ai pas la moindre idée de ce que je vais écrire (la seule chose dont je sois sûre, c'est qu'il va falloir se calmer sur les italiques), mais je vais le faire. Comme par le passé j'ai toujours constaté mon incapacité à écrire des mails + 1 blog + autre chose en même temps (on dirait que j'ai une limite de mots, et que je ne peux pas aller au delà), par pitié ne m'en veuillez pas trop en cas de silence novembresque. Ou novembriste, selon les sources.
Sur ce, pour suivre mes progrès (et me mettre la pression), vous pouvez aller là, puis cliquer sur l'onglet NaNo stats (saleté de java qui ne me laisse pas faire de liens corrects...)
Ce soir, pour fêter ma dernière soirée "fear-free", parade de Halloween avec costumes effrayants à la clef...
17:15 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.10.2007
Ben tiens
Retour à la "normale" hier soir: j'ai du me taper trois kilomètres à pied dans le vent glacial, parce qu'apparemment un type est allé se planquer quelque part sur une des voies du métro après avoir braqué un restau. 5 ou 6 hélicos brassaient le ciel gris entre Harlem et chez moi, des flics partout, New York en pleine crise d'hystérie comme aucune autre ville ne sait les faire. C'est pas pour rien qu'on a Woody Allen et ses névroses à domicile, cette ville est frappadingue...
Bref. Tout ça pour dire que ma bulle dorée tendance "chance insolente" a crevée, et me voila replongée dans le monde réel: j'ai oublié ma carte Amex au bureau, ma nouvelle coupe de cheveux commence à frisotter avec autant de passion que l'ancienne, et bien sûr je n'ai pas gagné à la loterie.
D'un autre côté, je me suis fabriquée du bonheur en allant dîner en excellente compagnie chez Momofuku Ssäm Bar de quelques pork buns fondants, suivis de ris de veau tout à fait honorables, le tout arrosé d'un bon petit Vouvray... Histoire de fêter ma non-déportation imminente.
Et finalement, le coup de bol fait maison, c'était pas mal non plus.
21:40 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2007
MOUHAHAHHAHAHAHA!
Les impôts. FRANCAIS. m'ont fait parvenir. un chèque. de remboursement. de mon "trop payé".
Bon, je résume ma semaine jusqu'à aujourd'hui: sans avoir rien demandé à personne, je me vois offrir mon job de rêve en plein milieu d'un plan de licenciement massif. Les impôts décident de me rendre des sous. Au boulot, j'ai aussi gagné (lundi) le "Team Player of the Month Award" -- qui rapporte un bon d'achat de $50. Et Chris vient de décrocher un contrat sur un projet qu'il adore (lié aux jeux vidéos, et en collaboration avec un de ses anciens collègues et toujours amis), projet qui sécurise son activité de free-lance au moins jusqu'à fin janvier.
Et le plus important: hier soir, les Red Sox (équipe de baseball que j'ai décidé de soutenir) ont gagné le premier match de la série finale (il faut en gagner 4 sur 7) par le score historique autant que ridicule de 13 à 1.
Ce soir, je joue au Loto. Et quand j'aurai gagné (à ce stade, les "si" ne sont plus de mise), je paye des billets d'avion à tous mes lecteurs désireux de venir me rendre visite à New York.
En première classe, évidemment.
15:05 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

