19.05.2008
Petite vernie (note express)
Juste pour dire:
- Chris et moi avons trouvé un appart' qui nous plaît ENORMEMENT à Brooklyn, et sommes en cours de discussion du loyer (oui, tout arrive, à 30 ans passés je m'aperçois finalement que ça peut valoir le coup de négocier)...
- J'ai du vernis rouge-noir de Chanel (un vieux fantasme exaucé par une gentille fée) sur les doigts...
- Et demain je pars à Seattle pour deux jours -- c'est pour le boulot, et je bosse 14h00 -- 22h00, mais ça veut dire que j'aurais au moins mon mardi matin pour explorer un peu cette ville qui m'intrigue beaucoup.
Bref la vie est presque aussi belle que les maquettes de ma bague de fiancée (http://www.cuse.org/wedding/ring01.jpg, http://www.cuse.org/wedding/ring02.jpg et http://www.cuse.org/wedding/ring03.jpg). Oui je fais ma fière, pourquoi????
Sinon le WE prochain, on passe à Boston samedi (bon là c'est moins drôle, un enterrement dans la famille de Chris) avant d'aller passer le dimanche-lundi (férié -- c'est Memorial Day) avec sa famille à Syracuse, dans le Grand Nord (de l'état de New York). Tout ça est parfait, mais ne me laisse pas beaucoup de temps pour trouver un endroit pour le mariage, donc je vous préviens: si ça se finit chez Pizza Hut, c'est pas de ma faute.
Et puis j'aimerais bien, un jour, avoir 40 minutes de libre d'affilée, pour regarder un épisode de Battlestar Galactica affalée dans un canapé. Ce serait bien, de faire un peu le légume...
Je vous quitte sur une photo bien bobo (on dirait une pub pour Apple, non?) -- celle de mon futur "coffee shop", à deux pas de l'appart de mes rêves...

04:40 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.05.2008
Le vigile m'a fait un badge au nom de "Paris Dallot"
Immeuble presque silencieux, chat en extase devant les pigeons, thé fumé et lumière douce sur l'escalier de secours où la guirlande de Noël finit de mourir. Un moment de calme rien que pour moi. Samedi et dimanche matin sont en train de devenir mes moments préférés.
Du coup j'en profite pour commencer à vider l'appareil photo des centaines de clichés accumulés ces derniers mois et dont je n'ai rien fait… Mes clichés sont tous flous, parce que je déteste ce que le flash fait avec cet appareil, des photos toutes plates et toutes crues. Du coup je l'éteins même dans le noir, et au final on ne voit rien, sinon le mouvement qui a le temps de s'imprimer avec mes temps de pause démesurés, mais avec de jolies lumières qui me plaisent. Il y a des photos de mes belles parisiennes, un peu de Genève en amoureux, rien du week-end en famille où j'ai oublié l'appareil au fond de la valise, et quelques photos du concert-éclair d'Elysean Fields, une affaire intimiste dans une boite étrange (précédé d'un groupe genre "fanfare des pompiers habillés en Village People", et suivi de musique boum boum qui m'a fait fuir en toute hâte). Il y avait peut-être… 30 personnes, à ce concert? Chris et moi, arrivés en avance, avions une table en face de la scène (pour le prix d'un dîner, on se croit dans un club des années 20). Concert assis à siroter un cocktail au gingembre et citron vert. A la table à côté, un couple d'une petite soixantaine d'année commentait que "ce n'est pas si mal, ce qu'elle fait, non? Tiens, c'est son boyfriend, là-bas. Il est gentil". La belle Jennifer est venue les saluer au dessus de ma tête à la fin de leur set, pendant que je me maudissais d'être trop timide pour la remercier de sa musique qui m'accompagne depuis des années.
10:52. Il est temps de se mettre en route… Visite d'appartements à Brooklyn cette après-midi, soirée d'un semi-inconnu ce soir, départ pour Seattle pour 3 jours tôt lundi. La pause prend fin.
Bon week-end!
16:57 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.04.2008
Y'a des belles âmes
Bon ben là je suis à San Diego, Californie. Y'a du soleil, des sushis, de la chambre d'hôtel avec lit king size et édredon en triple plume douce, de la collègue juive new-yorkaise avec la même langue de pute que Woody Allen s'il était un peu moins inhibé. Y'a même des verres de vin au boulot en fin de journée… C'est plutôt le bonheur, donc, surtout pendant la pause déjeuner de trois heures au milieu des journées de boulot de douze (heures).
Je suis en train de me transformer, peu à peu, en vraie ricaine hyper-sensible, et là rien qu'à l'écrire j'ai la larme à l'œil. Donc merci à tous ceux qui d'une manière ou d'une autre se sont manifestés sur la note précédente. Je ne sais pas si j'en ai trop fait dans le lacrymal, je voulais juste parler de nostalgie, de doux-amer, pas envoyer un SOS ou un truc dans le genre. J'ai tendance à avoir régulièrement le cœur flagada, et je suis comme ça et c'est tout. Je ne vis pas mal avec. Parfois même j'apprécie cette partie là de moi. Parfois moins!
En tout cas je suis contente d'en avoir parlé, parce que pour le prix d'un brin de vague à l'âme, j'ai reçu quatre messages précieux, directs ou indirects, tous pudiques et merveilleux comme les gens dont on apprend un peu plus avec le temps qui passe qu'ils font partie de notre famille de cœur, qu'on soit super-proches ou pas. Parfois on s'est raté parce que les circonstances, la connerie juvénile, le mauvais timing et le mauvais rôle, et du coup ça prend du temps à se regarder en chiens de faïence en se disant "Quand même… Cette personne, elle est bien… Intéressante et toute belle à l'intérieur… Peut-être que je devrais lui faire signe…" On se fait des points de suspension en rafales à hésiter, et puis un jour l’autre vous fait un clin d'œil qui vous fait un sourire en dedans, et finalement c'est tout simple.
Si vous avez rien compris c'est normal. La semaine prochaine, j'arrête la bibine, le décalage horaire et les cappuccinos avec des extra shots d'espresso à l'intérieur.
Enfin surtout le décalage horaire.
03:06 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.04.2008
Sentiments décousus
Si on était noté sur nos "talents de vie" (et je vous avoue que c’est une idée plutôt tentante pour l’éternelle bonne élève que je suis, enfin une sérieuse motivation pour me mettre à la pensée positive ou essayer un peu plus sérieusement de voir le côté humain de mes voisins de métro: à n'en pas douter en 15 jours je serais une personne plus aimable, plus heureuse, à la peau douce et lisse de ceux qui dorment sur une juste conscience), donc… Si l'on était noté sur nos talents de vie, disais-je, je sais déjà en quelle matière j'accumulerais les zéros pointés et les petites phrases assassines sur le bulletin de notes: le "lâchage d'affaire".
[Si je peux me permettre un aparté, j'en profite pour faire un gros bisou à l'expression "zéro pointé" qui est toute bête mais qui me réjouit depuis des années, avec son caractère bien tranché, son petit bruit sadique de stylobille s'abattant avec une netteté perforante en bordure d'un gros zéro tout mou, signifiant sa nullité a-vé-rée, définitive, terminus tout le monde descend y'a rien à voir, l'est tout rouge de honte le zéro maintenant!]
Oui bon en digressions je suis bonne, donc. Mais je parlais de lâcher l'affaire. Passer l'éponge, couper les ponts, laisser tomber, ça dépend des fois. Là en revanche, je suis plutôt nulle. Les griffures au cœur des dernières années sont toujours sensibles, et ce malgré tout mon bonheur présent. Peut-être même, parce que les sentiments se nourrissent les uns des autres, la perte de D. m'est-elle plus sensible en ce moment. Quand je pense à mon mariage, il y a dans ma joie une fêlure de savoir que je ne le partagerai pas avec elle, qui était mon témoin bien avant qu'il y ait un époux.
Ce n'est pas que je voudrais être capable de la détester soudain, ni même de l'oublier. C'est plutôt beau de savoir que l'amour n'est pas obligé de mourir avec la fin d'une relation, non? Mais si j'étais capable de tirer un trait sous la joie des belles années et la peine ressentie il y a dix-huit mois, et d'en regarder la somme pour ce qu'elle est, sans avoir besoin de revivre à nouveau ce qu'il faut bien accepter pour mort, il me semble que ce serait pour le mieux.
Enfin bon. On y travaille encore, quoi.
06:01 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.04.2008
Matière à réflexion
Cela fait 4 jours que j'ai appris la nouvelle, et 4 jours que ça n'arrête pas de tourner en boucle dans ma tête. J'essaie de trouver des "solutions" -- et puis ensuite, j'essaie de me rappeler que ce n'est pas mon rôle, de trouver des solutions, dans ce cas précis. Que ma petite tendance à aimer résoudre les problèmes et à influencer mon petit monde est bien utile parfois, mais totalement déplacée en l'occurence.
La situation? Le père de Chris a perdu son boulot il y a une semaine. Une des premières victimes de la situation économique. Or, je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais leur situation financière n'étant déjà pas brillante, il y a urgence à ce qu'il retrouve un autre emploi. Sinon... Et bien sinon, les deux dernières filles ne pourront probablement pas terminer leurs études, ou en tout cas, pas faire les études qu'elles désirent.
Un bon rappel de ce qu'on est aux Etats-Unis, le côté sombre de la pièce dont j'ai souvent tendance à voir seulement l'avers brillant. L'American Dream ne passe pas par l'accès à l'éducation, mais est un mythe d'ascension sociale en partant du bas de l'échelle, une histoire de coursier devenu magnat. Le fait que les deux filles soient brillantes leur garantit d'être acceptées dans les écoles de leur choix, et des bourses, mais pas un financement total de leurs études, ni même la certitude d'obtenir des prêts bancaires si les parents ne peuvent pas se porter garantie.
Je suis profondément choquée, je dois avouer. C'est une histoire sordide comme une "histoire vécue" de magazine féminin, non? Ça met en perspective mes petites peurs de perdre mon visa de l'an dernier...
22:14 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

