15.08.2008

Baseball, corn on the cob and outdoors grilling

J'aime bien l'été ici, pour toutes les raisons énumérées dans le titre (enfin surtout les deux dernières, parce que le baseball c'est lent et vraiment très très... lent, mais la compensation c'est qu'on peut s'asseoir dans le stade avec ses amis pour $15 et se goinfrer de hot-dogs, et même boire des bières EN PUBLIC, c'est pour une fois légal et même une tradition américaine, donc limite patriotique)... J'aime bien l'été américain aussi pour les half-day Fridays, 3 mois par an on ne bosse pas le vendredi après-midi dans certaines entreprises (dont la mienne), et c'est tout de même fort plaisant.

Mais je maintiens, c'est loin d'être ma saison préférée aux Etats-Unis, entre l'air saturé d'humidité poisseuse et la clim à fond partout, et surtout avec tous ces Français qui semblent en vacances permanentes (et donc passent leurs temps à avoir des status Facebook du type "Corsica me voila" ou "je suis deg', 3 semaines de vacances seulement cette année, mon boss est un porc"). Bref. Passons passons passons.

Enfin c'est pas trop grave, bientôt l'automne, dont je me suis entichée plus que je ne l'aurais cru possible quand je croyais que c'était la saison de la bouillasse de feuilles mortes et des bonnes résolutions.  Ici c'est une saison plus sèche, avec un ciel plus bleu et des arbres qui virent à des couleurs extraordinaires et s'y maintiennent un bon moment. Et c'est la saison des citrouilles!

En parlant de nourriture... Je vous ai dit que j'avais été faire un premier essai du traiteur pour le mariage? La première fois on ne choisit pas le menu, c'est juste pour avoir une idée de la façon dont il travaille, la taille des portions... Bon je vous le dis tout de suite, c'est généreux, pas mauvais, mais pas très très raffiné. Je suis vraiment trop française difficile, ou quoi?

Vraiment trop, je crois

10.08.2008

La thermodynamique des blogs

La semaine dernière, j'ai commencé une note. J'y ai passé 45 minutes, et puis hautetfort a décidé de planter, ce qui m'a laissé avec uniquement le début du texte. De dégoût, j'en ai été prendre une douche et j'ai oublié tout ça pour la semaine.

Du coup aujourd'hui je m'y remets, mais je vous épargne le roman. Juste je vous dis que je suis vivante, que je reprends un rythme de vie un peu plus normal (je ne fais plus, jusqu'à la fin de l'année, qu'un voyage, de 3 jours max, toutes les 2 semaines. Bon, ça reste beaucoup, mais c'est une amélioration notable sur les dernières 6 semaines!). Les invitations pour le mariage sont envoyées, le site est en ligne (il reste une ou deux rubriques pas très complètes, mais bon -- et oui, il y a une version française!), ma baaaaaague est arrivée et elle est aussi belle et personnelle que nous l'avions rêvée, et nous allons à une dégustation pour la réception la semaine prochaine.

Et hier, on a fait ça:

Rooftop films.jpg

(image volée sur Guerilla Drive-in)

C'est toujours grâce à David que je fais quoi que ce soit d'un peu intéressant filmiquement parlant (parce que le reste du temps, au mieux je vais voir un film tous les 3 mois, et en général, c'est du niveau Batman)... Là je ne peux pas dire que j'ai été emballée par le film (malgré de bons moments, ça finit de façon vraiment un peu trop glauque pour moi, et puis le film change d'avis tout le temps sur ce qu'il veut être: une comédie romantique? Un film policier? Un film d'atmosphère? Un drame? Une comédie de moeurs? Bon, là, je suis fatiguée...), mais rien que pour le plaisir de grimper sur un toit et de voir un film là où ça n'a pas été prévu pour, ça valait le coup!

Sur ce je vous laisse avec ce qui reste de ma note de la semaine dernière -- je déteste jeter, c'est pas de ma faute, ça me vient de mon père! --  moi je crois que je vais me préparer un pique-nique pour Prospect Park. Ou juste glander sur mon canapé avec un bouquin, c'est si bon...


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Oui bon ben ça va, j'ai compris... Ça ne fait pas une semaine que Môôôôôôssieur, qui s'est toujours déclaré perplexe sur le sujet, a décidé d'utiliser son site de façon plus blog, et déjà j'ai des petites remarques sur le thème "ben ça fait longtemps que tu n'es rien écrit, dis donc"... Et si j'ose en parler à MES copines, ces traîtresses, au lieu de me soutenir ("Ma pauvre tu en as tellement du travail et les 2 chats c'est pas rien quand même, comme on te comprend"), ces traîtresses donc enfilent des T-shirts "Go Team Chris" ou carrément la panoplie complète de l'Exorciste pour me dire que oui, "abandonner ton blog, c'est le mal, le démon est en toi".

Sympa les copines.

Du coup bien sûr je cède au chantage, comme ma maman m'a dit de toujours faire (ou le contraire, je sais plus), et PUISQUE VOUS L'AVEZ VOULU, je vous fais un résumé des épisodes précédents -- mais je vous préviens, rien de passionant, sinon vous pensez bien, je l'aurais bloggué (peut-être).

Fait passionnant #1: ma vie de boulot est pénible.
(comment ça, "comme tout le monde"?)

Je devrais censément pas me plaindre, car chez mon fabricant de boissons, je suis sous les spotlights en permanence, et je mène des projets passionnants... Non, mon problème en ce moment, ce serait plutôt 1) trop de projets passionnants tue le concept de "mes soirées sont à moi" -- voire même "mes week-ends sont privés", ne rêvons pas -- 2) quand le projet passionnant implique de passer sa semaine dans des hôtels d'où on a une jolie vue sur ça (oui c'est un parking, non c'est pas la plus moche des photos possibles)

Work travels LA 1.jpg

10.07.2008

Good to be home

Aaaaaaah, je suis enfin chez moi. Pour 10 jours d'affilée. Avec les deux chats et le chéri. Si bon. En plus la mémé à chat que je suis devenue est tout heureuse de voir ses deux félins commencer à s'entendre un peu mieux (c'est marrant, c'est tout comme des gosses, l'aînée est jalouse comme un pou du petit second, un peu fascinée un peu ennuyée, et le p'tit dernier passe son temps à essayer d'attirer l'attention sur lui et de devenir le chouchou.)

Du coup ça nous a fait faire un shopping super-excitant avec Chris, et j'ai eu le bonheur de trouver cette traduction impeccable -- Axelle, il y a du boulot pour toi dans ce pays!

Et pour ma part je nage dans le bonheur, c'est bon d'être capable de se poser un peu pour apprécier le temps qui passe. Je viens de finir Terrorist de John Updike, je recommande tout à fait (l'histoire ne se tient pas du tout, mais la passion froide du personnage principale m'a beaucoup frappée, je trouve ça très juste, cette attraction sans signe extérieur de folie, on est si loin du cliché habituel du "fou de", pas de bave aux lèvres... Et l'écriture, parfois un peu exigeante, est dès qu'on accepte de se plonger vraiment dans la lecture, un pur délice).

Si je vous dis qu'en plus 1) mon frigo est plein de bonnes choses, et 2) je viens de recevoir un carton de livres et de maquillage délicieux... Tout va si bien que ça mérite un smiley! :)

06.07.2008

Brooklynite

Aaaaaaah... Bon ben ça y est, la statistique s'est faite toute seule: ce qu'il nous faut pour commencer à nous détendre, à Chris et moi, ce sont des week-ends de 3 jours. Bien sûr c'est pas comme ça à l'année, hein, juste avec le niveau de stress en ce moment. Les week-ends normaux, on part pleins de bonnes intentions ("bon, on se garde du temps pour glander, hein?"), et puis le samedi se passe en un clin d'oeil abruti de fatigue et le dimanche on travaille sur "la maison-le mariage-les courses", et résultat le lundi arrive on est crevé.

  Là on a fait presque pareil: vendredi dormi trop tard, passer nourrir le chat de potes en vacances, sieste, préparer une tarte aux courgettes et hop, c'est les feux d'artifice du 4 juillet* sur le toit d'un autre ami. Si vous comptez bien, ça ne fait pas beaucoup d'activités "détente" entre deux moments où je dormais... Samedi passé la journée à faire des courses, du ménage, des petits travaux d'aménagement... Le soir on s'est retrouvé au restau chinois à se demander comment diable "bon, on se garde du temps pour glander, hein?" s'était transforméThe Shackletons.jpg en une telle course d'obstacles. Du coup on est allé faire un tour dans la cave d'un bar local, où passent de petits groupes, et là quelque part entre une bière et deux zigotos qui faisaient assez de bruit pour six (avec talent), j'ai senti la vapeur qui sortait de la cocotte, les tensions qui se faisaient la malle, les chakras qui se détendaient... Soudain c'était le week-end. Du coup je vous mets un photo des Shackeltons, parce que c'est les seules dont mon téléphone portable a bien voulu faire une photo qui ne soit pas juste un gros carré de fumée. Floue, la fumée.

Et du coup aujourd'hui... Cuisiner mon agneau à la grecque était plus un plaisir qu'une corvée, blablater avec la famille n'exigeait pas un suivi assidu des minutes écoulées, regarder s'imprimer les faire-parts ne me fait pas trépigner "plus vite! plus vite!", etc. Juste un état d'esprit qui change.

Bon, sinon les nouvelles: nous sommes presque installés (encore quelques cadres à accrocher et quelques bricoles à bricoler), Carbomb (mais si, vous savez, la chatte...) commence à se détendre suite à l'adoption du petit deuxième, M. le Baron Salvatore, et je repars au Texas pour 3 jours demain. C'est toutes les semaines en ce moment, ça me fatigue...! Ah et puis on envoie les faire-part d'ici la fin de la semaine, et le site du mariage devrait être en ligne en même temps (j'ai dit en ligne, hein, pas finalisé...). Voilou!!



* Independance Day, fête nationale des autochtones.

12.06.2008

Encore des news express

Décidement, ça vire aux dépêches de l'AFP, ce blog -- désolée... En plus j'ai oublié de prendre mon appareil photo pour l'un des voyages les plus agréables de ces derniers moi: San Francisco. Bon, OK, c'était un voyage pour le boulot, mais très exceptionnellement, j'ai eu une après-midi à moi pour aller visiter, par un grand soleil et un temps de rêve. Comme je n'avais pas prévu d'avoir du temps libre, je n'avais rien préparé, et j'ai donc demandé conseil à l'un de mes collègues. Mal m'en a pris, car il m'a dirigé vers Fisherman's Wharf, sur les quais, un ENORME piège à touristes, une espèce de galerie marchande en plein air avec des machines à sous et des glaciers... Mais le destin veillait: étant d'un naturel optimiste, je m'y suis rendue à pied alors que c'est à perpète, ce qui m'a permis de m'arrêter en chemin dans plein d'endroits charmants: le marché couvert du terminal des ferrys (paradis des gourmets -- je rapporte 3 sortes de sel et des pâtes noires dans ma valise, après m'être sévèrement limitée), Chinatown, et le musée mécanique de San Francisco, un musée plein d'automates de foire (diseuses de bonne aventure, balance de potentiel amoureux, etc.). Magique.

Sinon je suis en amour avec notre nouvel appart (déménagement samedi): je vais devenir Brooklynite! Les photos, pour ceux qui me les demandent à répétition, sont sur le flickr de chris. Pardon pour les poses idiotes, c'est... Enfin dans le contexte, ça s'expliquait!

Et puis on a trouvé un endroit pour le mariage. Oui, on a changé de l'endroit qu'on préférait, parce que celui refusait de personnaliser le menu, nous forçait à finir à 23h00 (remarquez qu'avec le nouveau, c'est dehors à minuit, Cendrillon: donc ce sera pas la folie au bout de la nuit, sauf si on décide de continuer un bar ou une boite de nuit après, ce qui apparemment est plutôt commun ici pour les mariages!), et nous assomait sans cesse de coûts cachés au début de la discussion. Je vais donc pouvoir m'attaquer à la suite: trouver des hôtels ou autres hébergements pas trop chers pour tout le monde, je mettrais les trouvailles en ligne au fur et à mesure...

Et puis c'est tout pour aujourd'hui!