05.10.2008
On ne s'ennuie pas
Tellement pas, en fait, que je n'en ai plus l'énergie d'écrire ce blog, ces derniers temps. Mais quand même, voici quelques-unes des surprises que m'ont réservé ces deux dernières semaines...
- Carnet rose: un neveu (welcome Gabriel!), un beau-frère (bienvenue Jérome!)
- Petites annonces, rubrique "emploi": premier boulot pour le petit dernier de mes frères et soeurs (sniff, je suis vieille!), licenciement soudain de mes plus gros chefs (directeur marketing, etc.) suivi de l'intronisation d'un nouveau sur-chef. Il a l'air d'avoir la tête plutôt moins dans les nuages que les précédents, ce qui malheureusement signifie que les concepts fumeux du genre avoir des employés à distance, ça ne le branche pas trop. En conséquence, ma vie professionnelle qui était déjà désagréable ces derniers temps devient en plus erratique, je me fais lourder de certaines réunions professionnelles, mais apparemment je ne serais pas virée tout de suite. Probablement pas avant janvier... En fait, je pense qu'à partir de janvier, on rentre dans une nouvelle phase de jeu (ils attendent que je démissionne pour ne pas avoir à me donner de compensation au licenciement, j'attends qu'ils me virent histoire de toucher mon parachute en aluminium...)
- Rubrique nécrologique: la machine à espresso dont Chris m'a fait la surprise ne fonctionne pas. Sniff.
- Carnet mondain: tout se passe bien rayon mariage. On a un compte final des invités, nous serons 46 tout compris. La principale difficulté semble être de trouver des chaussures de mariée qui ne fassent pas Barbie Pétasse... Je reconfirme: tout va bien!
- Rubrique juridique: je me sens terriblement femme du monde maintenant que je peux dire "mon avocat" -- en effet, vu l'ambiance en ce moment, on travaille sur mon visa à l'avance...
Et sinon, j'ai rien à me mettre, bien sûr!
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27.08.2008
toujours plus de miles
Je continue à accumuler les miles, avec cette semaine un voyage de quatre jours, New York - Texas (Austin, pour une fois) - Californie - New York... Les chambres d'hôtel et la vue qu'on en a se ressemblent de plus en plus, de même les aéroports, impression encore renforcée par le fait que je prends toujours la même compagnie aérienne, passe mon temps d'attente dans les lounges produits en série et dors dans les mêmes hôtels, le tout pour des sordides raisons de contrat d'entreprise et d'accumulation de miles et autres points fidélités.
J'ai un peu une vie Starbucks, pendant ces voyages, je passe de chaines en chaines, toutes prétendant être "comme à la maison", et toutes échouant lamentablement, mais c'est comfortable, facile, du semi-luxe en série, un peu pâle - comme la chambre photographiée dans le reflet de la litho obligatoire, en Californie...

Ce qui était moins en série, en revanche, c'est le taxi que j'ai pris à Austin pour retourner à mon hôtel -- le chauffeur m'a demandé si je voulais sourire, et quand je lui ai répondu (avec une bonne dose d'inquiétude) "oui...?", il a actionné une petite manette sur son tableau de bord, et un éblouissement* de bon goût s'est abattu sur nous. Et j'ai souri!
* initialement, j'avais écrit "jaillissement", mais vue la première réaction, je modifie... On ne voit pas bien les petites loupiotes sur la photo?
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22.08.2008
Frenchie vs. le Ricain
Cet été est celui des envies de France, que je satisfais généralement avec un mauvais croissant, un bon bouquin ou un délicieux fromage. Il y a eu un dimanche soir où j'ai utilisé ma farine complète pour faire une honorable imitation de galettes au sarrasin, œuf/ fromage ou épinard/roquefort, servies avec du cidre dans des bols chinois pour satisfaire mon fantasme de bolée. Il y a eu la découverte d'un bistrot bien français à deux pas de la maison, qui semble passer La salsa du démon en boucle. Et avant-hier soir, coup double avec un dîner chez Steak-Frite (où j'ai découvert que la frisée aux lardons est apparemment trop simple pour les autochtones, aussi le restaurant la "complète" t'il avec une bonne dose de Roquefort) et un vieux film français, Un condamné à mort s'est échappé. Le titre tue un peu le suspense (sera-t-il condamné à mort? Réussira-t-il son évasion? Critique plus détaillée pour les amateurs chez Chris)… Mais cela ne compte pas, car la tension réussit tout de même à s'installer dans la place que laissent les longs plans fixes et l'absence de musique. Je ne regarde pas beaucoup de films plus vieux que moi, et cela me rappelle que j'ai bien tort… Au passage, je me suis régalé des dialogues très années 40/50 (à quel moment avons-nous cessé de nous présenter par nos noms de famille?), et Chris s'est offert le plaisir de constater qu'il comprenait plus qu'il n'aurait espéré.
Ça c'est pour les soirées françaises.
Les journées ricaines, comme celle d'hier, sont plus colorées. Au lieu de frison aux lardées (vrai lapsus qui me plaît tant que je le garde), c'est yaourt glacé aux M&Ms (et aussi aux morceaux de fruits, mais c'est moins drôle) au milieu de l'après-midi, quand Chris décide de déserter quelques minutes notre bureau domestique pour aller faire le ravitaillement chez Yogo Monster, en bas de l'immeuble. Et pour la soirée, nous avons remplacé les films français d'après-guerre par des cocktails pré-Prohibition: la mixologiste* derrière notre bar préféré à Manhattan ayant ouvert un deuxième bar à Brooklyn, le Clover Club, nous sommes allé le découvrir et faire un petit tour à Smith Street, prenant au passage quelques photos nocturnes de tout et n'importe quoi ("oh, des tournesols! Oh un canal! Oh, un dépôt de bus!") – que promis, je vais essayer de mettre sur flickr dans la journée!
* si, c'est un mot! Au pire, un néologisme… Mais un mot!
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19.08.2008
Mon boulot est un long fleuve agité
Bon, pour tout vous dire, je m'y attendais un peu, mais pas vraiment si vite, et ça va sacrément changer ma vie: ma boss se remarie.
Comment ça, vous ne voyez pas le rapport?
Bon, résumé des épisodes précédents: le marketing de ma boite est transféré au Texas, je ne veux pas suivre mais j'ai un gros problème si je perds ce boulot (pas de boulot = plus de visa), ma boss intercède et je deviens la seule employée autorisée à travailler à distance (en échange de la promotion que j'aurais du avoir), je gagne une nouvelle collègue que nous appellerons poliment "Démona", qui complote sans arrêt depuis pour me manager et qui peu à peu se place entre moi et mes clients internes, profitant de la distance. Heureusement, Deb -- ma boss, donc -- me défend toujours avec brio.
Ça, c'est l'acte 1. En gros, octobre 07 -- juin 08.
Acte 2, Deb (qui ne croit plus au mariage depuis que son mari, avec qui elle a 3 filles et formait le parfait couple juif orthodoxe, s'est réveillé un matin fatigué de la religion et lui a imposé un divorce pour pouvoir se remarier avec une copie conforme... Version non-croyante), Deb donc rencontre un nouveau prétendant. Dans la région de NY. HORS son poste, elle ne l'a qu'à condition de déménager au Texas, à son niveau pas question d'être employée à distance. Oui, non, déménagera, déménagera pas? Elle refuse de renoncer à son poste pour un simple "prétendant", mais n'est pas sûre d'être prête pour un remariage... Bref, Santa Barbara. Le suspense dure depuis 2 ou 3 mois (enfin, je ne pense pas que beaucoup de gens étaient au courant dans la boite!). Je complote que quand Deb se fera ré-embaucher à NY, elle pourra m'emmener avec elle, mais je n'imagine pas qu'elle prendra sa décision avant la fin de l'année.
Acte 3, donc, proposage, acceptage, démissionage. Gloups.
Bon, apparemment elle devrait rester jusqu'à fin octobre (pour l'instant, c'est une hypothèse -- annonce officielle de la situation ce matin)... Ce qui nous amène de plus en plus près du moment où je vais avoir un visa et pouvoir trouver un nouveau boulot. Mais m'accrocher à mon poste actuel une fois ma super-chef plus là, ça devient franchement compliqué et démotivant. Pas question pour moi si je peux l'éviter de bosser avec Lucifera (Démona, quoi. Bref, vous voyez l'idée)... Donc session complot avec Deb ce matin. En ce moment, elle est probablement en train de déjeuner avec la grande gourou marketing côté innovation pour voir si elle me prendrait dans son équipe, histoire d'accrocher une nouvelle expérience à mon CV d'ici la fin de l'année (et de fuir Pustula).
RESUME: pour les gens qui me demandent "alors, tu en es où, dans ton boulot? Ça y est, ça se stabilise, tes affaires, parce que moi j'y entrave que dalle", et bien... La réponse est toujours NON.
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18.08.2008
Le grand jeu de l'été
Aujourd'hui sur un de mes blogs de cuisine préféré (le grand classique Chocolate and Zucchini), j'ai découvert une liste tiré d'un autre blog, Very Good Taste: 100 aliments allant du commun à l'exotique, du dangereux à l'industriel, du délicieux au franchement pas terrible, que l'auteur pense part indispensable du répertoire gustatif de tout bon omnivore.
Intriguée bien sûr, me voila à farfouiller dans la liste -- il y a plusieurs aliments que je ne connaissais pas (et plus encore que je n'ai jamais essayé), et suivant les instructions de l'auteur (à peu près), je classe tout cela en 3 grands groupes: les aliments déjà essayés (en gras), ceux que je goûterais si l'occasion se présentait (en rien du tout), et les "ça va-pas-non-z'êtes malades?" (en gras et barrés). Avec un signe "*" pour mes préférés.
Et pour le défi: je m'imprime une liste des aliments encore jamais goûtés (il y en a quand même 29!), et je vais tenter d'y enfoncer les dents dans les mois à venir... C'est parti!
The VGT Omnivore’s Hundred:
1. Gibier
2. Tisane d'orties
3. Huevos rancheros (ça ne devrait pas être difficile de me convaincre!)
4. Steak tartare *
5. Crocodile
6. Boudin noir * (ou tout autre saucisse à base de sang, comme le black pudding...)
7. Fondue (de fromage)
8. Carpe (testée sous forme de Gefilte Fish -- beurk)
9. Borscht
10. Baba ghanoush (ou caviar d'aubergine)
11. Calamars
12. Pho *
13. PB&J sandwich (sandwich beurre de cacouètes et confiture, souvent de la gelée de framboise... Pas une fan, mais si on change ça en "beurre d'amandes et confiture d'oranges amères, j'en suis!)
14. Aloo gobi (un curry végétarien à base de pommes de terre et de choux fleurs)
15. Hot dog d'un vendeur de rues (en vivant à New York, ça semble impardonnable... Au moins j'ai goûté ceux de chez Nathan, sur Coney Island, ce week-end!)
16. Epoisses *
17. Truffe noire (sauf dans la dinde de Noël de maman, mais alors la saveur n'est pas assez distincte pour que ça compte...)
18. Vin de fruit (autre que le raisin): je suis particulièrement fan d'umeshu *, le vin de prune japonais, pour peu qu'il soit servi sur assez de glaçon pour limité le goût sucré...
19. Beignets de porcs vapeur *
20. Glace à la pistache
21. Tomates anciennes (ça a une meilleure traduction, en français?)
22. Baies sauvages fraîchement cueillies *
23. Foie gras *
24. Riz et haricots secs
25. Fromage de tête (souvenir lointain et totalement horrifié de la consistance, avec le cartilage craquant... Beurk!)
26. Piment "Scotch Bonnet" cru: un piment très fort à croquer... Sans moi, merci bien!
27. Dulce de leche *
28. Huîtres *
29. Baklava
30. Bagna cauda (ça semble délicieux, j'ai hâte d'essayer!)
31. Pois secs au wasabi
32. Clam chowder (soupes de coquillages à base de crème) dans un bol de pain de campagne: j'ai déjà goûté la soupe, reste à trouver un endroit où ça se sert sous cette forme... Apparemment, sur la côte ouest des US!
33. Lassi salé
34. Choucroute
35. Root beer float -- une boule de glace vanille dans un verre de soda "root beer", au goût médicinal. Probablement mon pire souvenir gustatif, le souvenir de ce root beer float d'accueil par la famille américaine où j'étais venue faire la baby-sitter en 93...
36. Cognac et cigare -- mais j'avoue avoir été discrète sur le cigare!
37. Thé à la "clotted cream" (crème anglaise assez dense). La clotted cream est délicieuse sur les scones, ça ne doit pas être mauvais!
38. Gelée dessert (type Jell-O) à la vodka: sans intérêt.
39. Gumbo *
40. Queue de boeuf (uniquement dans la soupe coréenne, ça compte?)
41. Curry de chèvre
42. Insectes entiers: je ne barre pas, mais soyons clair, OK pour une sauterelle, pas pour un cafard...
43. Phaal (curry très très épicé... Pas sûr que ce soit très haut sur ma liste de priorité. Je goûterais dans l'assiette de quelqu'un d'autre si l'occasion se présentait!)
44. Lait de chèvre
45. Whisky d'une bouteille de plus de $120 -- avec grand plaisir, mais je ne paye pas... J'aime bien le whisky, mais à ce prix-là, je ne suis probablement pas assez connaisseuse!
46. Fugu
47. Poulet tikka masala
48. Anguille (délicieuse grillée en sushi, bof en gelée)
49. Doughnut Krispy Kreme "original"
50. Oursin *
51. Poire asiatique
52. Umeboshi (prunes salées)
53. Abalone (ormeau, d'après mon traducteur, soit très gros escargots de mer... Goûté il y a moins d'un mois à mon sushi du coin, servi avec beaucoup trop dewasabi!)
54. Paneer (fromage indien caillé, fait parfois office de protéine pour les plats végétariens)
55. Repas Big Mac de McDonald’s
56. Spaetzle,
57. Dirty martini (au gin, comme tout vrai martini): du gin, des olives, un peu du liquide des olives... "*" à petites doses, ou quand l'humeur me prend!
58. De la bière à plus de 8 degré
59. Poutine, ou la gastronomie par nos amis québécois (pardon Marie): des frites, de la sauce "gravy" et du fromage fondu... A part un lendemain de cuite, pas vraiment pour moi!
60. Des chips de Caroube
61. S’mores, une fondue de chocolat et de guimauve entre deux biscuits Graham crackers (le goût évoque un peu les petits Lu, en plus friable...)
62. Ris de veau * -- décidément, j'ai l'impression de mettre des * à tout ce que les Américains trouvent dégoûtants...
63. Kaolin, pour les géophages... Ce qui me laisse perplexe.
64. Currywurst
65. Durian, le fameux fruit qui pue. Franchement, je meurs d'envie d'essayer, ne serait-ce que pour les réactions mitigées
66. Des cuisses de grenouilles
67. Beignets, churros ou funnel cake
68. Haggis -- mais si, vous savez, le fameux plat écossais dans une panse de brebis? Ceci-dit, je ne sais pas où on a l'occasion de le goûter, celui-là!
69. Plantain frit *
70. Chitterlings, ou andouillette *
71. Gazpacho *
72. Caviar et blini
73. Absinthe
74. Gjetost, ou brunost, le fromage scandinave au goût de caramel
75. "Roadkill" -- du gibier tué sur la route... Franchement je préfère ma viande traitée avec un peu plus d'égard!
76. Baijiu, un alcool chinois apparemment violent... Il me semble me souvenir d'une bouteille chez les parents, près du vinaigre et du nuoc mam, et je me demande soudain bien ce qu'elle faisait là?
77. "Hostess Fruit Pie", des tartes industrielles en format individuel. Encore une fois, je ne suis pas dégoûtée, mais... Quel intérêt?
78. Escargots
79. Lapsang souchong *, le thé fumé qui réconforte en hiver et rend heureux en été
80. Bellini *, cocktail délicieux à base de purée de pêche et de Prosecco
81. Tom yum *, une soupe thaïe aux crevettes dans un bouillon arômatique à la citronelle et aux feuilles de kafir
82. Oeufs Benedict, des oeufs sauce hollandaise sur un muffin.... Dont ma consommation a soudain baissé le jour où j'ai fait une sauce hollandaise et que j'ai réalisé la quntité de beurre impliquée dans l'affaire!
83. Pocky sticks, ou mikado! *
84. Un menu dégustation à un 3-étoiles-Michelin. Ça franchement, ça va probablement attendre quelques années que je sois riche, mais ça viendra!
85. Du boeuf de l'île de Kobe, le boeuf marbré de belle graisse, nourri et massé comme un prince...
86. Du lièvre *
87. Un Goulash
88. Des fleurs
89. Du cheval
90. du chocolat criollo, le plus rare
91. Spam, de la viande en boite genre corned-beef... Franchement si on m'en sert, j'en mangerait. Sinon, pas une expérience que je vais rechercher.
92. Des crabes à carapace molle * -- et on croque dans le tout. Miam!
93. Harissa à la rose -- on mélange deux trucs dont je ne suis pas passionnée... Et curieusement, je ne suis pas passionnée par le résultat. Etrange!
94. Poisson chat
95. Mole poblano -- une sauce mexicaine au piment et au cacao. Nous avons un restaurant poblano (chile & chocolat) juste à côté de la maison, et j'avais déjà repéré ça... A mon avis, dans 2/3 semaines, c'est fait!
96. Bagel et lox (saumon mariné, assez proche du saumon fumé)
97. Homard à la Thermidor (mais franchement, ça semble être du gâchis de homard...)
98. Polenta
99. Café des montagnes bleues de la Jamaïque
100. Serpent
Il y en a d'autres qui seraient dans ma liste... Des mirabelles fondantes de soleil, de la citrouille, du mais en épi, des côtes de porc fumées au barbecue, du münster avec des graines de cumins, des spagettis a la vongole, un café à la turque... Mais on va s'arrêter là pour aujourd'hui!
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