12.08.2009

Concerts

Un week-end et un début de semaine bien occupés!

Murat temple.jpgLes festivités ont débuté vendredi soir avec un concert pour lequel j'avais pris des places juste avant de quitter Brooklyn, histoire d'avoir une sortie prévue: le Sinful Attraction Tour de Tori Amos. Concert placé, places assises, dans le théatre du Murat Temple - un temple maçonnique qui accueille de nombreux événements de ce type. L'extérieur est flamboyant d'orientalisme, totalement déplacé à Indy, et en un mot comme en cent: merveilleux. L'intérieur est un peu plus banal, mais garde un soupçon d'exotisme bienvenu. Quand au concert, ce fut une déception, pour être franche: le talent de Tori Amos n'est pas en compte (bien au contraire, je suis plus convaincue que jamais de sa virtuosité), mais public mal élevé et mise en scène ratée (visuellement atroce, avec un mix son franchement mal équilibré) = mieux vaut rester chez soi à écouter le disque!

Le lendemain re-belote chez Murat, mais pour The Decemberists et dans une autre salle, l'Egyptian room - un remix entre un bar des années 20, un temple d'Isis et une salle de palais des congrès. Le verdict: une soirée franchement fantastique. Chris, qui approche toujours ma musique avec une certaine circonspection, en est revenu enthousiasmé par la virtuosité des musiciens et la complexité des mélodies; j'ai adoré leur côté "raconteur", leur humour et leur passion; nous sommes tombé d'accord sur le charme et l'énergie. De l'accordéon à la viole, en plus des guitares-basses-batteries, tous les instruments possibles et imaginables y sont passé sans aucune lourdeur. Heu-reu-se: c'est pour des moments comme ça que j'aime tant aller en concert.

EDSC_1580.JPGt finalement hier: Jimmy Buffett. Vous ne connaissez pas? C'est normal, c'est comme le Cheez-It (le fromage en spray) ou les Cheerleaders, pas franchement exportable. Jimmy chante le surf, les vacances, les filles, les îles et l'alcool depuis plus de 40 ans, le tout sur un ton rock-and-roll coincé dans les années 60-70. Ça ne paraît pas prometteur? Bon, j'avoue, à moi non plus, mais il y a le phénomène Buffett: des dizaines (centaines?) de milliers de fans, les Parrotheads (= tête de perroquet) pour qui chacun de ses concerts est une fête tropicale débridée et bon enfant. 40 000 personnes (au bas mot) était au concert hier soir, 90% costumés "vacances" et "Hawaï", une bonne partie d'entre eux arrivés des heures à l'avance pour "tailgater" (faire la fête sur le parking, avec des glacières pleines de bières, sodas etc. dans le coffre des voitures). Pendant tout le concert, des ballons de plages font le tour de la foule, tout le monde danse, parle avec tout le monde, et rivalise de ballons gonflables sur le thème du jour. Je vais avouer que je m'en suis fatiguée avant la fin (nous étions invités par des amis d'amis: barbecue de 15h à 16h30 chez eux, une demi-heure de transport dans une limo "Hummer" avec 17 personnes, karaoke et minibar, tailgate de 17h à 20h, concert de 20h à 23h... Plus moi dans un stade avec 40 000 personnes = je me sens un peu oppressée, les gars), d'autant qu'autant les plus de 30 ans présents répondent au cliché des Parrotheads (cools, amicaux, hippys sur les bords, sens de l'humour), autant la foule (conséquente) des moins de 20 ans était surtout là pour la bière. Contente d'avoir vécu ça une fois, mais je ne suis pas sûre d'être prête à en faire une tradition annuelle comme nos amis!

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