10.06.2009

Indy -- premières impressions

Juste un petit mot en fin de week-end à Indianapolis... Chris et moi avons passé le week-end avec nos amis Gabe et Brett à explorer la ville et visiter différentes maisons à louer... Oui, j'ai bien dit MAISON!

Après un "saut de puce" de New-York à Indianapolis vendredi soir, dans un tout petit avion miraculeusement stable malgré les rideaux de pluie qui s'abattaient sur la majorité du parcours (ou peut-être devons nous attribuer ce calme à la même cause que l'impression qu'un voyage de plus de deux heures avait duré à peine plus de 15 minutes, à savoir un bon bouquin), nous nous sommes dirigés vers le centre-ville pour une nuit à l'hôtel. La première impression, donnée par l'aéroport, l'hôtel et ses environs (que nous avons explorés ce soir-là) était à peu près conforme à ce que j'attendais: une ville très propre, presque trop, moderne et sans grande quantité d'âme, servie principalement par des restaurants génériques (juste le niveau au-dessus de Mc Do et Wendy), avec ces grands monuments faussement grecs dont les pères fondateurs du coin semblent avoir été passionément épris. Peu d'animation passé 23h00, les troupes qui sortaient de concerts ne semblant pas s'attarder. En un mot comme en cent, une ville moyenne américaine typique, propre, confortable et ennuyeuse.

Le samedi fut un peu plus excitant: après avoir visité trois maisons dans le quartier recommandé par nos amis, Broad Ripple, nous avons passé un peu de temps dans les environs. Deux des maisons ne nous convenaient pas, la troisième restant une possibilité mais un peu trop isolée à notre goût. En revanche le voisinage nous a séduit avec son mélange de petits magasins indépendants, de bars et de restaurants. Les hippies semblent voisiner joyeusement avec les jeunes familles et les étudiants. Le centre du voisinage est très commerçant, avec très peu d'appartements, puis en anneaux se succédent un quartier résidentiel de banlieue américaine, composé de maisons individuelles avec jardinets bien entretenus et "driveways" (un peu plus charmant néanmoins que les versions texanes que j'en ai vu, car les maisons sont de styles très variés), puis au nord un quartier résidentiel plus diffus, avec de grands jardins, des parcs, de la forêt et le "Monon Trail", une voie construite sur l'ancien chemin de fer, et sur laquelle les résidents s'adonnent à toutes sortes d'activités incongrues (course, bicyclette, etc.); au sud la ceinture industrielle mal en point avec ses garages pourris et ses boutiques de tatoueurs.

Nous avons donc concentré nos efforts sur Broad Ripple, marchant à travers les quartiers pourtant chouettes ravagés de panneaux "à vendre" (on imagine les causes) et "à louer" (quartier étudiant qui donc se vide en été). Ainsi nous avons trouvé une petite maison que je m'obstine à avoir envie d'appeler une maisonnette tant je l'ai trouvée charmante: relativement compacte, elle a plein de détails chaleureux et un peu désuets, est cachée de la rue par trois larges pins et entourée d'un jardinet (je recommence) tarabiscoté avec un garage qui ressemble à une grange, un patio dallé pour les déjeuners d'été, un kiosque où s'abriter avec un bouquin... Le rez-de-chaussée est complètement ouvert, avec une petite entrée en bois, un long salon et une cuisine donnant sur le jardin; à l'étage, la salle de bain et deux chambres, dont une servira de bureau. Il y a une grande cave bien isolée qui sert de buanderie, de remise, et qui pour nous contiendra les litières des chats; la propriétaire, une hippie qui fait pousser des tomates et du basilic dans un jardin communal de l'autre côté de la rue, nous assure que ses chats à elle adoraient cette pièce, les fenêtres étant à la hauteur idéale pour observer les écureuils et les oiseaux.

Bucolique, non?

(Chris devrait mettre des photos en ligne sur flickr ce soir pour les curieux!)

 

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