01.06.2009

Des nouvelles! Des nouvelles!

 

Alors oui, je dois une note à ce blog, et de taille encore, car je n'y ai rien mis depuis des années... Il faut dire que le chômage finalement m'occupe beaucoup plus que prévu!

 

Mais en quoi? Que je vous raconte...

 

1) Ecrire! Certain(e)s d'entre vous, chers lecteurs et lectrices, ont reçu ces derniers temps des nouvelles plus individuelles que ne le permet un blog... Mais cela encore n'est que la partie émergée de l'iceberg. Je me suis lancée aussi dans l'écriture d'une nouvelle d'abord, et puis ensuite d'un "quelque chose" qui prend des proportions de roman. C'est très difficile à écrire, probablement trop ambitieux pour mes capacités actuelles (d'autant que je l'écris en anglais), mais ça prend du temps. J'ai réussi à me tenir à écrire tous les jours (ou presque, j'ai manqué trois jours en un mois) depuis le premier mai, et ça grossit, et ça me prend de plus en plus de temps chaque jour de trouver mes mille mots, car l'intrigue devient compliquée, etc. mais je m'y tiens et c'est une grande victoire!

 

J'écris un peu aussi dans le cadre du petit 2 qui va suivre...

 

2) Lire -- mais quelle surprise Charlotte! Enfin disons que je lis de façon plus systématique et régulière que jamais, car je me suis décidée: à la rentrée, je commence une licence de lettres modernes à distance avec Paris 3 La Sorbonne... Et j'ai d'immenses trous dans la culture gé que je serais censée avoir acquise pendant le DEUG. Et puis je pense présenter en 2010 (sauf si l'expérience de la licence se révèle décourageante) des universités américaines en programme "post-graduate" (mastère, puis éventuellement doctorat). Donc non seulement je lis pour la licence française, mais aussi pour le GRE, un test de culture générale qui est demandé pour toutes les inscriptions en fac américaine, et qui est déterminant dans la qualité des programmes auxquels je peux prétendre. Or, si j'ai des "trous" dans ma culture générale française, on peut parler de cavernes dans mes connaissances littéraires anglo-saxonnes; je tâche donc d'y remédier, et pour ne pas tout oublier une fois lu, je prends des notes, je m'écris des résumés et des commentaires... Ça occupe aussi.

 

3) La décision de reprendre des études ne se fait pas toute seule... Pour l'instant, je suis au chômage, j'ai le temps de faire tout ça, mais je sais bien que si je reprends un boulot comparable au précédent, tous mes projets vont passer par la fenêtre. D'un autre côté, je n'en trouve pas, de boulot, justement, en tout cas pas à New York... D'un troisième côté (je vous préviens on va au moins jusqu'au quadrilatère, alors accrochez-vous), Chris et moi ne pouvons pas vivre à New York sur son seul salaire, en tout cas pas sans migrer dans une banlieue lointaine et délétère, et je lui imposerais pas d'être le seul travailleur du couple ET de vivre dans des conditions pareilles… Un quatrième angle (bon, en fait je vais vous faire un pentagone, c'est géographiquement de rigueur et il me reste des choses à ajouter) révèle à notre lecteur ébahi que Chris et son ami Gabe se trouvent très près de lancer leur propre business, mais que c'est rendu plus difficile par la distance car Gabe habite à Indianapolis, et enfin le boulot de Chris accepte qu'il habite où il veut et travaille de chez lui…

 

Ce pentagone existentiel se trouve résolu élégamment par une solution que j'ai encore un peu de mal, parfois, à annoncer: Chris et moi partons vivre à Indianapolis, probablement à dater du premier juillet et jusqu'à l'automne 2010, que j'entre en fac ou que nous retournions dans une métropole pour retrouver notre vie d'avant à ce moment-là… Un an de réflexion (pendant lequel, tout de même, j'espère pouvoir travailler et contribuer aux finances du couple; mais si j'ai du mal à trouver, ce sera moins un drame que si nous restons où nous sommes), donc…

 

Et pendant le temps qu'organiser tout cela me laisse, je règle les problèmes administratifs en suspens depuis quelques mois autour de mon changement de nom, des finances du couple, de ma carte verte provisoire (interview mercredi, les enfants!), et je soutiens mon homme comme une bonne petite femme des années 60, car il bosse comme un fou sur le re-lancement du site web qui l'emploie en ce moment: je fais donc tout à la maison pour qu'il ait ses soirs et ses week-ends à consacrer au boulot… D'ailleurs là nous sommes dimanche soir, 18h15, et je suis à son bureau pour le soutien moral de la bonne cause.

 

C'était un bon pavé indigeste, tout ça, non?

 

Pardon!

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