13.04.2008
Matière à réflexion
Cela fait 4 jours que j'ai appris la nouvelle, et 4 jours que ça n'arrête pas de tourner en boucle dans ma tête. J'essaie de trouver des "solutions" -- et puis ensuite, j'essaie de me rappeler que ce n'est pas mon rôle, de trouver des solutions, dans ce cas précis. Que ma petite tendance à aimer résoudre les problèmes et à influencer mon petit monde est bien utile parfois, mais totalement déplacée en l'occurence.
La situation? Le père de Chris a perdu son boulot il y a une semaine. Une des premières victimes de la situation économique. Or, je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais leur situation financière n'étant déjà pas brillante, il y a urgence à ce qu'il retrouve un autre emploi. Sinon... Et bien sinon, les deux dernières filles ne pourront probablement pas terminer leurs études, ou en tout cas, pas faire les études qu'elles désirent.
Un bon rappel de ce qu'on est aux Etats-Unis, le côté sombre de la pièce dont j'ai souvent tendance à voir seulement l'avers brillant. L'American Dream ne passe pas par l'accès à l'éducation, mais est un mythe d'ascension sociale en partant du bas de l'échelle, une histoire de coursier devenu magnat. Le fait que les deux filles soient brillantes leur garantit d'être acceptées dans les écoles de leur choix, et des bourses, mais pas un financement total de leurs études, ni même la certitude d'obtenir des prêts bancaires si les parents ne peuvent pas se porter garantie.
Je suis profondément choquée, je dois avouer. C'est une histoire sordide comme une "histoire vécue" de magazine féminin, non? Ça met en perspective mes petites peurs de perdre mon visa de l'an dernier...
22:14 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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