06.08.2007
Alive and well
Une semaine au ralenti. Enfin.
Presque des vacances, ce calme, après un mois étouffant d'activité (et je ne parle pas d'activités de type visite de musées, films et pique-nique à Central Park, non non non, je parle d'activité du genre déménagement -- dans la bonne humeur et les complications sans fin, je vous épargne le roman, et puis du boulot du boulot du boulot, une quantité de travail comme je n'en avais plus eu depuis GfK, le genre où je travaillais tous les soirs, tous les jours week-ends inclus, au point d'en mettre le réveil un samedi matin pour partir en interview ou de brancher l'ordinateur dans notre nouvel appartement le jour même de l'emménagement, "j'en ai pas pour longtemps chéri, on se voit dans deux ou trois heures, OK?")
Si la phrase précédente était à se noyer, c'est que j'ai réussi à produire l'effet recherché.
soir à 8, un coup je pars à 8 heures et je rentre à 5, j'avais l'impression de flotter en apesanteur, un peu de temps devant moi, et certainement pas l'énergie de chercher à faire des choses intelligentes. Du coup j'ai passé un peu de temps dans le canapé pour faire connaissance avec Carbomb (ou Carrie), notre petite chatte explosive), dévoré La Reine des Damnés pendant la semaine, et le der' des der' Harry Potter ce WE.
Et puis je me suis consacrée à un livre de cuisine qui me tracasse depuis longtemps, le très joli "Mes Petits Plats Préférés" de Trish Deseine (ça a l'air génial, et puis à chaque fois que je l'ouvre, je ne trouve rien qui me semble convenir au temps, à mon humeur du moment, à la couleur des nuages...). Cette fois-ci, quand je l'ai ouvert, toutes les recettes s'étaient transformées en trucs légers, du genre cassoulet, kouglof et épaule de porc farcie au lard et frite dans l'huile de bacon. Tout à fait de saison par les doux 30 degrés et 70% d'humidité qui nous échoient en août. Mais cette fois-ci j'ai résisté à la malédiction, j'ai épluché le livre pour ses recettes estivales, et j'ai donc fini par produire cinq-six plats tout à fait délicieux (mention spéciale à la soupe froide de pois et menthe, sur laquelle j'étais plus que méfiante et qui s'est révélée un vrai petit moment de bonheur. La prochaine fois, je la fais avec du bouillon de rosbif à la place de la volaille, comme ça j'aurais un déjeuner anglais complet dans chaque bol). Et puis ça a été l'occase de faire une ratatouille (promise à Chris suite au film du même nom, et une madeleine proustienne pour moi), et des rillettes comme j'en rêvais depuis que Nam avais chroniqué les siennes.
En gros, maintenant, j'ai un chat, je lis des livres pour adolescents et je fais la popote. Bref, j'ai vraiment la vie glamour dont rêvent les filles qui partent s'installer à New York.
Je vous ai dit que j'étais heureuse?
05:20 Publié dans Jour après jour | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

