31.10.2009

Happy Halloween!

Mieux que des dizaines de mots...

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DSC_2383.JPGIndy, Fall '09 015.JPG

26.10.2009

D'un week-end l'autre

Comme il est probablement évident par la fréquence des nouvelles sur ce blog, il m'est difficile en ce moment de me convaincre de poster quelques mots. Je passe des heures devant l'écran chaque jour et quand j'ai le moindre choix, je n'ai qu'une envie: en fuir.

DSC_2262.JPGCe qui j'y fais? Eh bien puisqu'il est de plus en plus clair que je ne trouverais pas de boulot immédiatement ici, je travaille à mettre en place une petite affaire de traduction (pour l'instant, je fais surtout du volontariat, je prépare mon site web, je cherche à entrer en contact avec d'autres traducteurs...). Quand j'en ai fini, je fais le tour des sites littéraires, j'en lis un maximum, et parfois je tape quelques notes sur mes propres lectures. J'écris ma correspondance. Je fais mes recherches sur les programmes d'études supérieures ici, et les financements qui vont avec. J'ai même récemment vendu de petits textes à Barnes & Noble pour leur mini-site de lancement de leur eReader, le Nook (deux devraient être publiés la semaine prochaine ici). Bref, beaucoup trop de temps devant l'ordinateur.

C'est dire si j'ai apprécié, la semaine dernière, une escapade de deux jours au Kentucky avec Chris et un couple d'amis pour aller voir courir les chevaux, visiter des distilleries, et se balader un peu dans la campagne valonnée. Chris a quelques photos sur flickr. J'en ai pour ma part pris cinq au total, en une heure, puis je n'ai plus touché à l'appareil. Je crois que je fais une allergie au numérique!

Et maintenant, si vous le permettez, je crois que je vais aller me perdre dans un bon livre!

22.09.2009

Yeeeee-ha!

Bon juste pour dire à ceux qui ne me suivent pas sur mes 300 autres moyens de communication sur Internet (mais qui lisent quand même ce blog) (Axelle, peut-être?) (Sinon manifestez-vous!)

Je rentre en licence de lettres modernes! Par correspondance avec Paris 3.

Avec la validation d'acquis c'est L3 direct, avec quelques UE de L2 (langue médiévale et culture antique) à revalider. Bon, je m'aperçois que dans l'ensemble, les UE les plus funky (funkies au féminin pluriel?) (genre histoire des courants littéraires, etc.) semblent être majoritairement parmi celles qui sont validées d'office, donc je vais principalement me trouver à reprendre le latin et à étudier Proust (ce qui est bien, mais me semble un peu court jeune homme pour avoir une culture gé littérature, m'enfin qu'en sais-je, moi petite nouvelle insignifiante, vermisseau humble et reconnaissant?).

Bref, me revoila étudiante pour un an. Mon boulot idéal!

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PS: oui, c'est FUNKY l'histoire des courants littéraires. Enfin c'est le genre de choses que j'espérais le plus apprendre. D'ailleurs s'il me reste un peu de temps libre, je pense que j'irais lire les poly des autres années, auxquels j'ai apparemment accès via Télé-3, la plate-forme d'enseignement à distance de la fac.

PPS: j'ai été un peu mortifiée de m'apercevoir, en lisant la notice explicative pour remplir mon dossier d'inscription, que d'après la fac française, je suis "hors d'âge": en effet, il y a deux choix dans les options de sécu sociale, 1) vous avez moins de 28 ans, et 2) vous avez entre 28 et 30 ans. Non mais screugneugneu!

11.09.2009

Errances

DSC_1782.JPGJe me ballade en ce moment, et je suis pas mal balladée aussi! D'ailleurs c'est bien simple, la vie chez Chris et Charlotte ressemble à une mauvaise série AB Productions -- pleine de rebondissements qui ne changent pas grand chose au final, mais qui occupent l'esprit. Une p'tite liste?

  • * Nouveaux voisins: les étudiants super-piercés-tatoués-gentils qui occupaient l'autre moitié de notre maison viennent de déménager, et sont remplacés par un petit couple tout aussi sympa et intéressant: elle (Millie) est extravertie au possible, connaît déjà les trois quarts du voisinage (à qui Chris et moi avons à peine parlé en deux mois), est dynamique et plaisante; lui (Greg) est taciturne, semble paniqué quand on essaie de lui parler (histoire vraie: quand nous sommes allé leur porter des bières de bienvenue, il nous a ouvert, a bafouillé "une minute", nous a fermé la porte au nez, est allé chercher Millie et s'est tenu deux pas derrière à compter les feuilles pendant qu'elle nous faisait la conversation). Ils ont un gros chien, Chris est ravi (un chien!) et moi aussi (un chien pas à nous!)
  • * Travail: je suis toujours en attente de la décision de Grosse Boite Pharma, et toujours rien d'autre ne se produit. Je crois que s'ils me disent non, je vais tâcher d'aller trouver un boulot de vendeuse, car j'en ai marre de rester à la maison! Mais...
  • * ... Administration: ma carte verte est perdue. Oui. Par la poste, cette fois. Et l'administration me dit "comme c'est pas de notre faute, il va falloir que vous nous donniez $500 pour qu'on la refasse". Bien voyons, ça tombe bien, je roule justement sur l'or.
    Et pendant ce temps-là: 1) je ne peux plus apprendre à conduire (mon permis temporaire est périmé, et le permanent est encore "en cours de traitement", parce que dans l'Indiana, ils vérifient le statut d'immigrant pour les permis... et comme nous l'avons vu plus haut, les services d'immigrations ne sont pas ce qu'il y a de plus efficace), et 2) je ne veux pas faire refaire mes papiers français sans avoir régularisé ma situation, ce qui me laisse sans papiers valables pour voyager en dehors des USA.
    C'est toujours Kafka, quoi.
    Chris et moi sommes néanmoins toujours fermement décidés à venir passer les fêtes de Noël en France.
  • * La belle-famille est en cours d'implosion/ explosion/ autres péripéties, mais ce n'est pas l'endroit...

Enfin ce week-end on s'est changé les idées en allant à Syracuse chez les parents de Chris. Nous en avons profité pour assister à la State Fair de l'état de New York (une sorte de compromis entre la Foire du Trône et le Salon de l'Agriculture - je n'ai pas photographié les animaux, je ne sais pas pourquoi, il y avait d'adorables petites chèvres). Pour la première fois de ma vie, je suis montée sur la grande roue, j'ai visité "la maison hantée" et j'ai joué à des attrape-couillons où je n'ai rien gagné.

C'était bien.

DSC_1893.JPGJ'ai aussi assisté au "Demolition Derby" (des courses automobiles où de vieilles voitures en piteux état se rentrent joyeusement dedans, la dernière qui roule a gagné). C'est plein de "hicks" (bouseux), c'est beaucoup plus amusant que ça n'en a l'air, et je me suis enfilé un plein sachet de barbapapa (équivalent à trois barbapapa je dirais?) pendant.

C'était bien bien bien.

Maintenant retour à la réalité. Je me suis lancée dans du bénévolat (traduction, relecture...), et je continue à lire des classiques. Là je suis en pleine Iliade, et je suis stupéfaite: mais... C'est prenant! Un peu sanglant, certes, mais poétique, plein d'action, avec de vrais personnages... Moi qui m'attendais à un vieux machin rigide et poussiéreux, quelle bonne surprise!

Allez, je vous laisse. Comme d'hab', plus de photos sont disponibles sur mon flickr et sur celui de Chris!

12.08.2009

Concerts

Un week-end et un début de semaine bien occupés!

Murat temple.jpgLes festivités ont débuté vendredi soir avec un concert pour lequel j'avais pris des places juste avant de quitter Brooklyn, histoire d'avoir une sortie prévue: le Sinful Attraction Tour de Tori Amos. Concert placé, places assises, dans le théatre du Murat Temple - un temple maçonnique qui accueille de nombreux événements de ce type. L'extérieur est flamboyant d'orientalisme, totalement déplacé à Indy, et en un mot comme en cent: merveilleux. L'intérieur est un peu plus banal, mais garde un soupçon d'exotisme bienvenu. Quand au concert, ce fut une déception, pour être franche: le talent de Tori Amos n'est pas en compte (bien au contraire, je suis plus convaincue que jamais de sa virtuosité), mais public mal élevé et mise en scène ratée (visuellement atroce, avec un mix son franchement mal équilibré) = mieux vaut rester chez soi à écouter le disque!

Le lendemain re-belote chez Murat, mais pour The Decemberists et dans une autre salle, l'Egyptian room - un remix entre un bar des années 20, un temple d'Isis et une salle de palais des congrès. Le verdict: une soirée franchement fantastique. Chris, qui approche toujours ma musique avec une certaine circonspection, en est revenu enthousiasmé par la virtuosité des musiciens et la complexité des mélodies; j'ai adoré leur côté "raconteur", leur humour et leur passion; nous sommes tombé d'accord sur le charme et l'énergie. De l'accordéon à la viole, en plus des guitares-basses-batteries, tous les instruments possibles et imaginables y sont passé sans aucune lourdeur. Heu-reu-se: c'est pour des moments comme ça que j'aime tant aller en concert.

EDSC_1580.JPGt finalement hier: Jimmy Buffett. Vous ne connaissez pas? C'est normal, c'est comme le Cheez-It (le fromage en spray) ou les Cheerleaders, pas franchement exportable. Jimmy chante le surf, les vacances, les filles, les îles et l'alcool depuis plus de 40 ans, le tout sur un ton rock-and-roll coincé dans les années 60-70. Ça ne paraît pas prometteur? Bon, j'avoue, à moi non plus, mais il y a le phénomène Buffett: des dizaines (centaines?) de milliers de fans, les Parrotheads (= tête de perroquet) pour qui chacun de ses concerts est une fête tropicale débridée et bon enfant. 40 000 personnes (au bas mot) était au concert hier soir, 90% costumés "vacances" et "Hawaï", une bonne partie d'entre eux arrivés des heures à l'avance pour "tailgater" (faire la fête sur le parking, avec des glacières pleines de bières, sodas etc. dans le coffre des voitures). Pendant tout le concert, des ballons de plages font le tour de la foule, tout le monde danse, parle avec tout le monde, et rivalise de ballons gonflables sur le thème du jour. Je vais avouer que je m'en suis fatiguée avant la fin (nous étions invités par des amis d'amis: barbecue de 15h à 16h30 chez eux, une demi-heure de transport dans une limo "Hummer" avec 17 personnes, karaoke et minibar, tailgate de 17h à 20h, concert de 20h à 23h... Plus moi dans un stade avec 40 000 personnes = je me sens un peu oppressée, les gars), d'autant qu'autant les plus de 30 ans présents répondent au cliché des Parrotheads (cools, amicaux, hippys sur les bords, sens de l'humour), autant la foule (conséquente) des moins de 20 ans était surtout là pour la bière. Contente d'avoir vécu ça une fois, mais je ne suis pas sûre d'être prête à en faire une tradition annuelle comme nos amis!